détail "entré"/sortie"

Publié le par Isabelle Vannobel

Matthieu Caron  - Installation vidéo
"Hypothèses de trois films sur Roubaix et l'idée d'en finir avec une chose incertaine..."

« Hypothèse de trois films... » est avant tout une tentative, un essai  d'écriture, de montage, d'un film volontairement inachevé. Tourné puis monté  en l'espace de quelques jours lors d'un workshop/résidence chez « RITA », le film propose trois lectures d'une rencontre -  interview avec Philippe R. et > Mohamed M. à propos de Roubaix, et de l'idée d'en finir avec une chose  incertaine. « Hypothèse... » tente d'aborder les notions de codes du film documentaire, dans la manière dont les plans sont tournés, cadrés, puis  montés. Il s'agit dans ce film d'utiliser ces codes pour proposer des écritures filmiques possibles, décalées, sans réelles trames, ou sujet. Dans « hypothèses... » le sujet du film est le film lui-même, la ville (en l'occurrence, Roubaix, où le film fût réalisé) est un prétexte à récolter de la matière à modeler. Le choix du noir et blanc permettra d'envisager de multiples possibilités de monstration, projections intimistes, de tailles variables, en plein jour, ou sur écran; autant de dispositifs  qui apporteront peut-être eux aussi, de nouvelles lectures à l'objet.

 





Gautier Desbonnets - Installation vidéo "sans titre"

Tout commence du désoeuvrement. Tout commence du rien et du plein a la fois. Des heures de rushes amassées sur cinq ou six années, un voyage en Asie, un retour en France avec une multitude de souvenirs et de gestes dans la tête et dans les bandes.
Séquences triturées, zooms, ralentis ou accélérés, laissant apparaître ce qui ne pouvant être perçu initialement. Comme le poète compose le haïku, je m'accroche au presque rien du réel laissant le regardeur imaginer toute interprétation selon ce que son humeur lui inspire.



 




Chantal Fochesato   - Dessins au fils "sans titre"

J’aborde le dessin comme un patron qui attend l’intervention de l’aiguille qui broderait un linge intime de nos initiales.

Des personnages couchés sur du papier de soie prennent la pose le temps d’énoncer une légende qui les accompagne comme des friandises sucrées ou acides que je convie à parcourir.

Elles sont là pour déclencher nos imaginaires, un prolongement, une suite possible.

L’envers volontairement apparent a la même importance pour moi que l’endroit, il est moins menteur, il échappe à la séduction et apparaît plus libre.

Des fils en attentes pour une éventuelle nouvelle visite avec le personnage ou de découvrir une blessure du papier qu’il faille raccommoder







Mathilde Pecquer - Photographie "sans titre"

Je cherche à créer une image d’une apparente banalité.

Les personnes photographiées reproduisent des scènes de la vie quotidienne où mon corps y est immobile, intrus, en décalage.

Cette présence étrange dérange l’œil.

 







Emile Thomas  - Installation  "sans titre"

Mon travail s'articule autour de la mise en oeuvre d'un objet familier : le seau de ménage. A partir de cet objet récupéré en quantité illimitée, lors de porte à porte à travers la ville ou même de voyages, je réalise des installations essentiellement dans l'espace public. Ce qui suscite la curiosité et amène le public au dialogue.
Cette démarche incite le public à s'interroger sur cet objet destiné au nettoyage. Les seaux perdent leur statut d'objets 'sacrés' du contexte intime au profit d'une sculpture. Elle donne également, l'occasion aux gens qui ont échangé leur seau, d'une part de se rendre à une exposition, et d'autre part de se projeter dans une oeuvre d'art. L'oeuvre finale n'est pas tant 'les seaux réunis' mais plutôt les échanges humains qui ont été générés pour les récolter.






Isabelle Vannobel  Cartographie numérique " Monaco", "Nîmes"

En utilisant un langage virtuel, en l’occurrence la couleur sous forme de code, je construis une nouvelle cartographie en réinterprétant des plans de villes et propose une autre vision du territoire urbain.

Les réseaux s’entremêlent, les zones se confrontent plaçant le spectateur dans un entre-deux de l’image. On est dans la perte des repères, dans l’ambiguïté de l’image, on est à la fois dans la peinture abstraite, dans le  dessin (par le trait), dans le graphisme, dans une représentation d’un autre espace qui génère une multitude d’interprétations.

Par la transformation de plan de ville, je donne ma vision de l’espace urbain : des territoires sans cesse en  mouvement, balayés par les flux divers et variés, déplacement de la population, trafic urbain, trafic des marchandises … une perpétuelle agitation. Ce sont ces notions que je désire retransmettre via  la couleur et l’outil informatique.

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servane 27/09/2008 07:08

J'aime bien ta vision cartographique ... et j'aime aussi la photo avec les seaux : les couleurs du premier plan, le contraste avec la pièce blanche et dénudée et cet objet "ordinaire" mis en valeur.Amitiés...

pili 27/09/2008 00:07

Ah, Isabelle, je reconnais bien là une oeuvre de ton imagination !!! Félicitations!bises de pili